Acompte : combien demander ? (et comment le faire accepter sans friction)
Ce qu’un acompte fait vraiment
Un acompte n’est pas de la méfiance — c’est une symétrie d’engagement. Vous bloquez des dates et achetez des fournitures ; le client engage de l’argent. Les clients qui refusent tout acompte sont statistiquement ceux qui annulent le vendredi d’avant.
Le bon montant selon le chantier
- Petites interventions (moins de ~500 €) : généralement aucun — facture à la fin.
- Chantiers standards : 30 %, la norme largement acceptée.
- Chantiers à fortes fournitures (cuisine, PAC, menuiseries sur mesure) : 40–50 %, présenté comme « couvre la commande du matériel ».
- Projets longs : 30 % + situations intermédiaires aux étapes, pour qu’aucune facture ne soit effrayante.
Attention : acompte ≠ arrhes. L’acompte engage définitivement les deux parties ; les arrhes permettent de se rétracter en les perdant. Écrivez « acompte » si c’est ce que vous voulez.
La formulation qui marche
Sur le devis, pas dans une conversation :
Conditions de paiement : acompte de 30 % à l’acceptation (1 140 €), solde à la fin des travaux. Le chantier est planifié à réception de l’acompte.
Cette dernière phrase est le levier : la date, c’est ce que le client veut — liez-la à l’acompte et l’acompte cesse d’être une négociation.
Suivez-le proprement
Un acompte non tracé devient un casse-tête à la facturation (« j’ai compté les 1 140 € ou pas ? »). La facture doit montrer : total, acompte reçu avec sa date, reste dû.
Pro Speak Artisan enregistre les acomptes (30 % par défaut, ajustable), affiche « Acompte reçu / Reste dû » sur la facture, et la passe payée automatiquement quand le solde est réglé. Plus de guides trésorerie.